L’année dernière, la Vie m’a livré l’inverse de ce que j’avais commandé.

La demande était relativement simple : vivre encore plus d’amour dans mes relations et monter d’un cran en termes de souveraineté, c’est-à-dire être encore plus libre, plus responsable et plus alignée avec qui je suis, que jamais.

À la livraison, grosse surprise !

Devant moi figurait un joli colis, bourré de friandises colorées à déguster : des conflits à répétition, des conversations infusées d’incompréhension, des comportements ô combien aux antipodes de l’amour, tels que jeux de pouvoir, manipulation, ou bien jugements ou commentaires condescendants… 

Et puis à d’autres moments, il y eut l’inverse : la fuite, le déni ou l’impossibilité de dialoguer, qui, j’ai réalisé, étaient pour moi bien plus difficiles à gérer.

En fait, j’ai eu l’impression de passer l’année dans une sorte de comédie à l’humour extra-ordinairement décalé, sans apparente sortie de secours, ni prince charmant pour me sauver. 

J’ai halluciné.

Littéralement. 

Parce que tous ces scénarios, je les connaissais déjà. Et surtout, parce que tous ces scénarios tournaient autour d’une seule et même illusion : celle d’une version de moi qui, finalement, n’est pas mon « vrai » moi. 

Combien de temps vais-je avoir besoin de jouer ce scénario où je n’exprime pas ma vérité par peur de blesser (qui cache finalement la peur d’être rejetée ou abandonnée) ?
Combien de temps vais-je avoir besoin de prioriser les besoins des autres avant de me donner la véritable permission d’exister ?
Combien de fois vais-je avoir besoin de vivre l’abandon avant de me retrouver ?
Combien de fois vais-je donner mon pouvoir à l’autre par peur d’être dépassée par ma propre puissance intérieure (qui m’implore de lui donner sa liberté…) ?
Combien de fois vais-je me laisser transpercer par les mots ou les émotions d’autrui par manque de connexion et d’amour envers ma propre intériorité ?


Car si je me laisse envahir par les émotions, les croyances, les besoins et le pouvoir d’autrui, c’est parce que je ne suis pas allée suffisamment à la rencontre, dans l’amour, l’acceptation et l’affirmation de qui je suis. 

Et ça, aussi, c’est « ok ».

Il existe, bien souvent, dans le milieu du développement personnel et/ou spirituel, une attente/illusion/injonction cachée : celle d’être « réparé.e ». Celle qui te dit que lorsque tu seras « guéri », tu n’auras plus de soucis, que ce soit de santé, de relation, de profession… Que lorsque tu seras pleinement « aligné » et dans la « bonne vibration » alors tu seras dans l’abondance sur tous les plans. Et que si, bien au contraire, tu es en difficulté, c’est que t’as fait un truc de travers. J’appelle ça le « mythe de la vie en rose ».

J’ai longtemps, à cause de ça, culpabilisé face à mes « échecs » et ma vulnérabilité. Jusqu’à ce que je réalise que j’avais le droit d’accepter, voire même que c’était un kif total, d’aimer mon humanité. 

Aimer son humanité, c’est d’abord observer que nous sommes une sorte de patchwork extraordinaire, construit au fur et à mesure de nos expériences. Certaines de ces expériences sont joyeuses, générant une forme d’ouverture au monde, aux autres et à la vie. D’autres sont douloureuses, amenant une forme de contraction et de limitation. Souvent, dans ces moments-là, nous faisons un choix : abandonner une partie de soi afin de préserver la paix et l’amour autour de soi. C’est par exemple l’enfant qui apprend que d’être joyeux dans un environnement déprimé ou dangereux n’est pas acceptable, et qui, par contre, observe que s’il est sérieux et a de bonnes notes à l’école alors l’atmosphère s’allège. L’exubérance de la joie ou de l’humour s’éteindra ainsi, au fil des années, jusqu’à ce qu’il ne se souvienne même plus de cette ressource innée. Une habitude en a remplacé une autre, c’est le principe de l’extinction en neurosciences cognitive (cf. p 230 de l’extrait à télécharger dans l’encadré ci-dessous « Guérir d’un coeur brisé en 2 heures grâce à la kinésiologie et la reconsolidation de la mémoire »). Le talent initial est toujours là, il est juste « éteint », comme si on avait appuyé sur le bouton « off ».

Lorsque l’on « tombe » dans le développement personnel, on découvre que l’on peut se libérer de ces traumatismes du passé et ainsi révéler les talents innés. On peut même réécrire son histoire. Littéralement. Cela en utilisant des approches thérapeutiques permettant de reconfigurer notre mémoire (cf. encadré ci-dessous « Guérir d’un coeur brisé en 2 heures grâce à la kinésiologie et la reconsolidation de la mémoire ») et ainsi nous permettre de nous réapproprier toutes ces parties de soi que l’on a abandonné, tout en nous détachant de certaines réactions, émotions et comportements qui, finalement, ne nous appartiennent pas.

(suite de l’article après l’encadré)

GUÉRIR D’UN COEUR BRISÉ EN 2 HEURES GRÂCE À LA KINÉSIOLOGIE ET LA RECONSOLIDATION DE LA MÉMOIRE

Dans mon livre « Les Petites Voix : quand l’intuition toque à la porte d’un cerveau rationnel« , je décris une expérience où j’ai pu guérir d’un coeur brisé, en deux heures seulement, grâce à la kinésiologie. Comment expliquer un tel phénomène ? Le principe neurologique appelé la reconsolidation de la mémoire. Vous trouverez ci-dessous un extrait de la page 229 (pour lire l’extrait complet  des pages 227-231, il vous suffit de cliquer sur l’image du livre ou ce lien) :

« Il est désormais démontré que nous pouvons nous libérer, de manière permanente, d’émotions parasites, de comportements limitants, de traumatismes ou de phobies grâce à ce principe neuronal [de la reconsolidation de la mémoire]. Une découverte très récente, et absolument révolutionnaire, qui non seulement remet en question l’idée que nous sommes « coincés » avec nos traumatismes, mais qui apporte désormais une explication possible au pourquoi et au comment certaines démarches thérapeutiques originales fonctionnent, telles que l’EMDR (Eye Mouvement Desensitization and Reprocessing), l’EFT (Emotional Freedom Technique), la PNL (programmation neurolinguistique) ou encore la thérapie Gestalt… » 

Dans l’exemple de l’enfant cité plus haut, il pourra ainsi se réappropier la joie et l’humour, se libérer de la peur d’exprimer cette facette de sa personnalité, tout en conservant les bénéfices de sa capacité de sérieux et de rigueur développée pour s’adapter à l’environnement initial.

Et c’est absolument génial.

Le problème vient lorsque l’on commence à glisser dans l’attente infernale d’être totalement « guéri » ou « réparé » par rapport au trauma initial, et ainsi, finalement, de ne plus jamais être touché par quoi que ce soit sur le sujet.

Car guérir de son passé ne veut pas dire « éradiquer » ses blessures, mais changer de posture par rapport à ces fissures. Guérir – « gai-rire » – c’est l’art de transformer ce qui jadis nous faisais pleurer, en ce qui réchauffe le coeur d’amour et de liberté.

Facile à écrire, un peu moins à faire… Surtout lorsque l’on se flagelle dès qu’on « retombe » en arrière.

Et c’est exactement ce qui m’est arrivé l’année dernière.

Chaque friandise de mon colis réactivait des scénarios passés et contrairement à ce que j’aurais imaginé – ou souhaité ! – la douleur est revenue comme si elle n’avait jamais disparu. Indomptable. Exacerbée. Le jugement et la culpabilité ont alors graduellement commencé à infuser ma réalité.  

J’ai eu droit à un concert cacophonique de petites voix intérieures, plus utiles et bienveillantes les unes que les autres et on ne plus politiquement correctes, telles que :

« Merde alors, ça fait 26 ans que je travaille sur moi et j’en suis encore là ?!! Je pensais avoir réglé ce truc là ! C’est quoi ce délire ?! »…  Keutchiiiii, Keutchiiiii (onomatopée présentement inventé pour simuler le bruit du fouet avec lequel je me flagellais…) 

« Et comment accompagner les autres à avancer, alors que je suis en train de faire du surplace, voire même de reculer ? »  Keutchiiiii, Keutchiiiii… 

« Pire encore, comment communiquer sur l’importance et la beauté de révéler son vrai soi alors que je suis tout d’un coup dans l’effroi même d’être « moi » ? », mes ombres les plus profondes et obscures se révélant avec une intensité et une puissance jusque-là insoupçonnée… Keutchiiiii, Keutchiiiii…

C’était vraiment pas glamour tout ça. Ni agréable du tout. J’ai d’ailleurs cru, à un moment donné, que j’allais rester coincée dans mon trou. Moi qui avais prévu de me montrer et de communiquer pour la réédition des Petites Voix en POCHE, au contraire, tout ce que j’avais envie de faire était de me recroqueviller et me cacher. C’est d’ailleurs un peu (beaucoup !) ce que j’ai fait. 

Et c’était « parfait ».

Car ça, comme le dirait Lee Harris, un intuitif dont j’aime beaucoup les enseignements, c’était « la contraction avant l’expansion ».

C’est l’idée que…

… toute naissance, croissance ou montée en puissance, nécessite, d’abord, une contraction intense.

C’était le chaos avant l’harmonie. C’était le papillon ratatiné dans sa chrysalide avant de s’envoler avec grâce et magie. C’était Rocky, à en baver lors de son premier entrainement, sur les marches du Musée de l’Art de Philadelphie…

Non que je me compare au papillon ou à Rocky… Mais ce colis, c’était finalement exactement ce dont j’avais besoin, même s’il était trèèès loin de ce dont j’avais envie. 

C’était une opportunité d’aller encore plus loin dans la libération de qui je suis.

C’était comme un sage venant me transmettre un message : qu’est-ce que tu choisis, aujourd’hui, de laisser entrer et vibrer dans ta Vie ? À quoi veux-tu désormais dire non ? À quoi veux-tu désormais dire oui ?… 

C’était aussi une rencontre avec ma propre humanité, d’encore plus près que je ne l’avais jamais fait. Et c’était nécessaire.

Parce que monter en puissance dans l’amour et la lumière requiert de plonger encore plus fort et plus loin dans sa propre « misère ». 

Ce sont les deux facettes d’une seule et même pièce. 

Accepter d’être vraiment soi, c’est accepter tout ça. C’est honorer ce qu’il y a de plus reluisant, comme ce qu’il y a de plus grisant en soi…

C’est reconnaître qu’il est important, voire même indispensable, d’accepter et d’aimer son « non » soi, c’est-à-dire cette version de soi que l’on a construite au fil du temps pour répondre à certaines contraintes ou traumas et qui finalement ne nous correspond pas, pour laisser émerger son « vrai » soi, c’est-à dire la version de soi qui, elle, est libre et alignée.

Aujourd’hui, je me rends compte que la seule lumière que j’ai véritablement envie – et surtout besoin ! – de rayonner dans ma vie, est celle qui émane de ce qui m’a le plus meurtrie. 

C’est le soleil qui passe au travers de mes fissures,
C’est l’amour qui remplit mes blessures.

Et alors que j’écris le bilan de cette drôle d’année, c’est encore plus flagrant : de l’amour j’en ai vécu et reçu. Énormément ! De mes frères et soeurs de coeur, qui m’ont tellement apporté et soutenue. De mon petit châton, qui est parti si tôt, mais qui m’a montré, durant sa courte vie, ce qu’était l’amour pur et infini. Mais aussi de mon propre coeur, qui s’est ouvert encore plus grand et a rayonné encore fort qu’avant. 

Il m’a permis d’avoir le courage de laisser partir ce qui n’avait plus lieu d’être, de dire non à ce qui n’était plus aligné et de reconnaître, avec encore plus de clarté…

… qu’aimer ne veut pas dire tout accepter. 

C’est également mon coeur qui m’a permis de laisser la porte ouverte, à celles et ceux qui étaient prêts, eux aussi, à se remettre en question et prendre soin de la relation.

Et de là est née une nouvelle souveraineté. Celle qui rime avec humanité. 

Et tout ça, c’est un exercise de tous les jours. Et ça le sera. Toujours.

Car oui j’aspire à toujours évoluer, mais humaine je suis et humaine je suis bien décidée à rester.

Ah, ça y est, je me mets à parler comme Yoda… Signe qu’il est temps de conclure !

Pour cela, j’ai envie de partager avec vous, avec toi, des extraits de conversations très intimes que j’ai eues avec mon âme… Pour ceux d’entre vous qui ne le savent pas encore, j’ai en effet pour habitude de converser intuitivement avec elle, chaque matin (ou presque) par écrit. Si « l’âme » est un concept éloigné pour vous (ou un peu trop perché…), entendez par là mon coeur, cette partie de sagesse intérieure qui réside en chacun de nous et à laquelle nous pouvons nous connecter en nous plaçant dans un état d’esprit serein et posé. Les extraits que j’aimerais partager avec vous sont les réponses intuitives qui me sont venues alors que je lui demandais conseil par rapport aux friandises de mon colis : quelle posture adopter face à ces difficultés ?

En voilà donc quelques extraits rassemblés dans un seul et même texte qui, peut-être, résonnera autant pour vous qu’il a résonné pour moi. J’ai choisi de l’écrire en incluant les deux genres car pour moi, cela peut s’adresser à un homme, une femme, à mon masculin, à mon féminin, au vôtre, au tien… Et si ce n’est pas le cas, alors c’est très bien aussi comme ça :o)  Vous trouverez par ailleurs, en-dessous, un rituel proposé pour aller à la rencontre de votre propre vérité/âme avec la possibilité de télécharger l’outil en format PDF pour le partager ou l’imprimer pour s’en servir de support.

Écoutez-vous. Profondément. Si certaines parties de ce texte viennent gratter, et créent une forme de contraction, c’est peut-être qu’il y a quelque chose à explorer ou libérer pour vous sur le sujet. Si, au contraire, certains mots ou certaines phrases résonnent fort dans votre coeur, tout en créant une forme d’ouverture, c’est que ces mots contribuent au cheminement en vous qui est déjà en cours. Et si rien de résonne du tout, dans le bon sens comme dans le mauvais, c’est que ces mots ne sont pas faits pour vous. Tout simplement. Et c’est parfait.

#1 – « SOUVERAINETÉ & HUMANITÉ »

« Il ne s’agit pas de toujours être dans le cœur,
Ni de ne jamais avoir peur…
Mais de choisir à chaque instant,
De quel espace tu souhaites désormais créer et avancer,
Car tu es là pour expérimenter qui tu es,
Pour vibrer qui tu es,

Et pour cela il te faut choisir à chaque instant,
Ce que tu désires vivre. Là ! Maintenant !
Voilà ce qu’est la véritable souveraineté,
Voilà ce que toutes ces situations viennent te montrer.

Jugé.e, rejeté.e, abandonné.e…
Oui ces situations génèrent des émotions,
Des émotions à forte vibration !
Que ton être sensible ressent avec profonde intensité !

Mais tu as alors le choix de ce que tu en fais,
Te laisser submerger,
Et rester hypnotisé.e,
Ou bien prendre un instant,
Pour être présent.e,
Vé-ri-ta-ble-ment,
À la blessure intérieure si majestueusement révélée,
Par la/les situations manifestées,

Puis avec courage – et douceur – autorise-toi à les traverser,
Pour en extraire l’essence et surtout la clé.

Pour cela, laisse l’Amour féroce prendre sa place,
Celui qui embrasse,
Ton humanité,
Et ton déferlement émotionnel
Car lui, y voit quelque chose de sensationnel !
Oui, les sens explosent !
Puis,
Par simple présence, écoute et amour, se décomposent…

Ainsi l’émotion s’efface,
Et laisse sa place,
À un autre espace,
Une ouverture,
Un nouveau futur

Alors observe,
Ressens,
Traverse,
En conscience,
Avec patience,
Douceur et amour,
Puis…
Avec humour !
Toujours !
Pour alors choisir une nouvelle expérience,

Voilà ce qu’est la véritable souveraineté.
Pas celle, trompeuse et en apparence,
Qui te dit de ne jamais te « plier »,
Non.
Tu peux t’adapter à l’extérieur,
Tout en restant intègre à l’intérieur…
Tout en sachant qui tu es,
Et ce que tu es venu.e et souhaite désormais vibrer.

Et pour toi, mon ange, mon amour,
C’est, évidemment, l’Amour !
Et pour en devenir un.e véritable guerrier.ère,
Et le rayonner ainsi sur Terre,
Il te faut aussi expérimenter le contraire !

Alors ne redoute pas d’avoir peur,
Bien au contraire !
Embrasse-la,
Cajole-la,
Approprie-toi-la,
Puis libère-la,
Car,
Au bout du compte,
Elle ne t’appartenait même pas… »

 

Christelle Lauret

PETIT RITUEL À TÉLÉCHARGER

Télécharge l’outil ci-contre pour avancer vers ta vérité intérieure. Tu y trouveras le texte ci-dessus ainsi qu’un rituel pour aller à la rencontre de ta propre vérité sur le sujet de la souveraineté et de l’humanité… 

Belles explorations et bon kif de ton humanité ! 

Chaleureusement,

Christelle. 

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